La peine de mort

        Force est de constater que la peine de mort, en tant que châtiment légale, a été appliquée de nombreuses manières au cours des siècles. Actuellement, cette peine capitale prend d’autres manières si modernes qu’elles soient, elles resteraient les plus cruelles et les plus barbares. Ainsi, l’injection mortelle, la chaise électrique, la pendaison, la fusillade ou encore la décapitation ce sont des châtiments qui partagent, jusqu’au maintenant, les opinions en deux castes .Les uns croient que la condamnation à mort s’avère une punition barbare, cruelle et inhumaine qu’il faut éviter. D’autres, en s’y opposant, plaident pour son maintien. Faut-t-il, donc, réserver cette sanction légale ou l’abolir ?  

        En prétextant bon nombre d’arguments, les partisans de la peine capitale défendent leur point de vue. D’abord, cette punition suprême, s’avère le meilleur moyen de dissuasion dont dispose la société face à certains criminels dangereux, tel est l’exemple de MJININA et l’assassin des enfants à Taroudant. Ensuite, la peine capitale est souvent maintenue pour les crimes religieux, politiques ou militaires, comme le témoigne l’exemple de l’atteinte à la sureté intérieure ou extérieure de l’état. Enfin, beaucoup de gens, l’exécution d’un assassin les rassure. Ainsi, ils se sentent plus en sécurité, par exemple, des parents qui veulent que l’assassin de leur enfant paye pour son crime.

  

         Néanmoins, les détracteurs s’attachent, eux aussi, à des preuves qui se voient plus raisonnables. Pour eux, la peine de mort est immorale ; car la vie est sacrée, nul ne peut y attaquer, même au nom de loi, en l’occurrence tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. Dans le même d’ordre d’idée, la peine de mort est inutile, de ce fait, la nécessité des peines dépend de leur efficacité. Si une peine n'atteignait pas le but qu'on se propose en l'infligeant, à coup sûr elle ne serait pas nécessaire. Chemin faisant, la sentence de la mort est cruelle, irréversible et n’engendre que la violence, à titre d’exemple, Si la douleur donne des excuses, elle ne donne pas raison. La cruauté du châtiment infligé au condamné n'efface pas la souffrance de la victime et de sa famille. De plus, l'erreur judiciaire est toujours possible et il faut donc exclure un châtiment sur lequel il est ensuite impossible de revenir.

        En somme, l’exécution capitale est une agression physique et morale extrême à l’encontre d’une personne réduite à l’impuissance. Cependant, beaucoup de pays qui se sont engagés à respecter la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme maintiennent encore la peine de mort dans leur législation. A mon avis, la peine de mort constitue une violation du droit à la vie. C’est le châtiment le plus cruel, le plus inhumain et le plus dégradant qui soit. Elle n’a pas sa place dans un système judiciaire moderne. Réfléchissons-nous, donc, à le remplacer par des châtiments moins violents tels les travaux forcés ?